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Cooper Standard va déménager : inquiétudes pour les salariés, certitudes pour les actionnaires!

L'usine de la Barre-Thomas est encore dans la tourmente. Ce site est en permanence suspendu à des décisions dictées exclusivement par des logiques financières.

Aujourd'hui, les 900 salariés de l'usine rennaise attendent de connaître le véritable contenu d'un projet de "restructuration" et de relocalisation sur un nouveau site. Les sites de Rennes et Vitré (700 salariés) vont donc déménager, les salariés aussi.

Dans ce transfert de l’ex-Barre Thomas, 100 emplois seront supprimés et l’inquiétude règne pour plus de 400 autres. « Ils demeureront à Rennes, dans un bâtiment de la Barre Thomas, ou iront ailleurs ». À Pôle emploi ? En clair, leur avenir est incertain. Pour les syndicats ce plan est une déstructuration programmée de l'entreprise. « Ça sera plus facile pour eux de réduire les effectifs. »

Derrière le prétexte de "l'optimisation" ou de la "rationalisation" permise par un nouveau site se cache donc un chantage autant à l'égard des salariés que des collectivités locales.

Outre la perspective d'une vente des terrains de la route de Lorient (dont Cooper est propriétaire), les collectivités seront davantage sollicitées pour s'assurer que le site et les emplois restent dans la région rennaise. À défaut, la possible délocalisation en Pologne est une hypothèse que les dirigeants américains envisageraient. Car il ne leur a pas échappé que des dispositions permettent de remettre en cause le statut des salariés et en ce sens, l'accord national interprofessionnel (l'ANI) est un très mauvais service rendu au monde du travail. En plus des contraintes de temps de trajet plus longs pour les salariés, la Direction du site achève une phase de renégociation de tous les accords et prévoit la modération salariale, l'indemnisation du chômage réduite après cinq jours, la remise en cause de l'accord sur les 35 heures...

En 2012, pendant sa campagne électorale, le candidat Hollande avait dénoncé "la finance qui a pris le contrôle de l'économie, de la société et même de nos vies". Il ajoutait sa volonté de l'affronter "sans faiblesse", en s'inscrivant dans la perspective "d'un long combat, une dure épreuve".

Pour le moment, ce sont les salariés qui continuent de traverser de nouvelles épreuves et qui se lassent de constater que les dirigeants de « l'économie-casino" gardent la main. Des décisions de nature à sécuriser la vie des salariés et à leur donner de nouveaux pouvoirs sont indispensables. Maintenant!

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