Accueil
 
 
 
 

Cooper Standard France à Rennes : suppression de 66 emplois

264 salariés transférés à Vitré.

La Barre Thomas vendue en 2018.

L’existence du site est en jeu.

 

Cooper Standard France réduit sa voilure. Il réorganise ses deux usines de Rennes et de Vitré.

Rennes (781 emplois en CDI) conservera les activités de fabrication de pièces antivibratoires et Vitré (607 emplois en CDI + 250 intérimaires) se recentrera sur les pièces d'étanchéité.

 

Inquiétude chez les salariés.

 

La réorganisation de l'outil de production s'accompagne d'un plan social, signé fin octobre par l'ensemble des syndicats. Le site historique de la Barre Thomas à Rennes va perdre, en plus des 66 licenciés, 264 postes qui vont tous être transférés dans son usine de Vitré. Les postes concernés sont des emplois support (caristes, services administratifs, cadres...). Le plan de restructuration sera mis en place d'ici à la fin 2015. À l'issue du plan, en juin 2017, l’usine de Rennes comptera 450 salariés.

 

 A Rennes, on annonce un investissement de 9 millions d'euros pour construire la nouvelle usine. Mais la construction de ce bâtiment sera à la charge de la Caisse des Dépôts et Consignation (qui paiera aussi la dépollution du site) ; Cooper Standard France en sera le locataire avec un bail de 12 ans et une option d’achat. « Le futur petit site disposera de 1,7 hectares de surfaces couvertes alors qu’aujourd’hui nous avons 8 hectares » précise la CGT (A la Barre Thomas, le site de l’équipementier s’étend sur 25ha.)

 

Une vente sous-évaluée.

 

Et juteuse ! Plus de 20 ha seront vendus à un groupement de promoteurs adossés à la Caisse des Dépôts. La CGT se déclare « opposée à la vente (21,6 millions d’€) de la Barre Thomas au groupe MAZUREAU, LAMOTTE et à la Caisse des Dépôts et consignations ». Pour le syndicat « cette somme est sous-évaluée à dessein. »

 

Cet automne, pour la pose de la première pierre de la nouvelle usine, les élus socialistes Emmanuel Couët, (président de Rennes-métropole), Nathalie Appéré (maire de Rennes), Jean-Luc Chenut (président du Conseil départemental 35) et Loïg Chesnais-Girard (vice-président de la Région) rayonnaient. Truelle en main, ils disaient leur « conviction qu'un rebond est possible » avant de s’extasier « Nous croyons à un avenir pour la Barre-Thomas mais aussi pour la Janais. »

Pourtant l'usine PSA a perdu 10 000 emplois en dix ans, sans parler des sous-traitants

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.